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Full text of "Prix des veaux d'engraissement selon le type génétique et établissement des prix des veaux au seuil de rentabilité."

1^1 Agriculture 



Canada 

Direction générale Research 
de la recherche Branch 



Bulletin technique 1 988-1 OF 



. 3 




Prix des veaux d engraissement 
selon le type génétique et 
établissement des prix des veaux 
au seuil de rentabilité 



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CANADA AGRICULTURE 


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Prix des veaux d'engraissement 
selon le type génétique et 
établissement des prix des veaux 
au seuil de rentabilité 



ELWIN G. SMITH 

Station de recherches d'Agriculture Canada 

Brandon (Man.) 

G.W. RAHNEFELD 

Station de recherches d'Agriculture Canada 

Brandon (Man.) 

Bulletin technique 1988- 10F 



Direction générale de la recherche 

Agriculture Canada 

1988 



l)u peut obtenir des exemplaires de celte publication 

en écrivant à l'adresse suivante: 

Agent d'information t 

Station de recherches 

Direction générale de la recherche 

\gri< ulturc Canada 

B.P. 610 

Brandon. Manitoba 

R7A 5Z7 

Production du Service aux programmes de recherche 

è Ministre des Approvisionnements et Services 
Canada 1988 

Nodecat.: A54-8/ 1988- 10F 
ISBN: 0-662-95117-4 

Also available in English under the title 
Feeder calf priées by breed cross and 
break-even feeder c.ilf pricing 



couverture 

Les points sur la tarte indiquent les établisse- 
ments de t(< hert ne d'Agriculture Canada. 



- 111 - 

TABLE DES MATIÈRES 

Résumé iv 

Introduction 1 

Étude 2 

Performance des bouvillons 3 

Poids vif, gain et indice de consommation 3 

Rendement à 1 ' abattage et catégories A 

Analyse 5 

Résultats 6 

Facteurs influant sur les prix des bouvillons d'engraissement 9 

Interprétation des résultats 11 

Feuille de calcul pour l'établissement des prix des veaux d'engraissement au 
seuil de rentabilité 13 



- IV - 



RÉSUMÉ 



Le prix des veaux d'engraissement 
aans l'ouest du Canada a tendance à 
être plus élevé pour certains types 
génétiques. L'obtention d'un prix 
majoré ou d'un prix réduit peut 
avoir des répercussions importantes 
sur les recettes d'un éleveur nais- 
seur. Dans la présente étude, nous 
examinons la rentabilité de l'opéra- 
tion ce finition chez certains types 
génétiques de bouvillons afin de 
déterminer si les écarts ce prix des 
veaux d'engraissement selon les 
types génétiques sont fondés sur ce 
facteur. Des bouvillons issus ae 
croisements entre trois races ont 
servi à l'étude; on a utilisé des 
taureaux terminaux Charolais (C), 
Simmental (S), Limousin (L) et 
Cnianina (Chi) sur des reproduc- 
trices croisées Hereford-Angus de 
première génération (F]_) ainsi que 
sur neuf types de vaches issues de 
croisements entre des pères C, S et 
L et des mères Hereford, Angus et 
Shorthorn. Les vaches et les veaux 
ont été élevés à Brandon, au 
Manitoba. 



Nous avons constaté que les majora- 
tions ou les réductions de prix tou- 
chant les veaux d'engraissement 
issus de certains croisements 
étaient liées à la rentabilité de 
l'opération de finition. La diffé- 
rence dans la rentabilité des divers 
types génétiques est le résultat di- 
rect de la performance du veau sur 
le plan du gain de poids, de l'in- 
dice de consommation et de la quali- 
té de la carcasse. Des gains de 
poids élevés au cours de la fini- 
tion, par exemple, entraînent une 
réduction de coût du gain, augmen- 
tant ainsi la rentabilité du veau. 
De même, les carcasses ayant un 
rendement à l'abattage élevé et se 
classant dans une catégorie supé- 
rieure s'avèrent plus rentables. 
Bien que le veau moyen issu d'un 
croisement donné prenne du poids 
plus rapidement ou donne une meil- 
leure carcasse que d'autres types 
génétiques et soit davantage ren- 
table, il ne faut pas se fier uni- 
quement au type génétique comme in- 
dice de la rentabilité. 



INTRODUCTION 



De nombreux facteurs influent sur la 
rentabilité de l'opération de fini- 
tion des veaux. À ce chapitre, on 
compte principalement les prix des 
veaux d'engraissement, des bovins 
d'abattage ainsi que des aliments du 
bétail. Toutefois, les méthodes de 
conduite, y compris le régime d'ali- 
mentation, les médicaments, les im- 
plants, la main-d'oeuvre, les ins- 
tallations et la litière ont aussi 
une influence sur la marge bénéfi- 
ciaire. Tous ces facteurs ont des 
répercussions sur la croissance et 
la rentabilité du veau. Un dernier 
élément qui intervient est le type 
génétique du veau. Enfin, parmi les 
facteurs non liés à la conduite, 
mentionnons les subventions et les 
prélèvements à la production. 

Les engraisseurs paient toujours un 
supplément de prix pour certains 
types génétiques; cela donne à pen- 
ser que la phase de finition est 
plus rentable chez ces derniers. Au 
cours de l'été 1986, nous avons com- 
muniqué avec 31 gestionnaires d'en- 
cans à bestiaux de l'ouest du Canada 
afin de déterminer si, sur leurs 
marchés, les prix des veaux de tail- 
le comparable différaient selon le 
type génétique. Ils ont répondu 
que, dans la région des prairies- 
parcs de l'Ouest, les veaux de poids 
comparables (de 200 à 275 kg ou de 
440 à 605 lb) issus de croisements 
avec des races étrangères se ven- 
daient plus cher que les veaux issus 
de croisements entre des races 
britanniques uniquement. L'écart 
était de 10,5b $ les 100 kg (4,80 $ 
les 100 lb) pour les veaux issus de 
croisements avec des Charolais, de 
9,92 $ les 100 kg (4,50 $ les 
100 lb) pour les veaux issus de 
croisements avec des Limousins et de 
4,41 $ les 100 kg (2,00 $ les 
100 lb) pour les croisements avec 



des Simmental. Dans la région des 
prairies du sud-ouest de la 
Saskatchewan et du sud-est de 
l'Alberta, les prix étaient infé- 
rieurs de 8,38 $ les 100 kg (3,80 $ 
les 100 lb) pour les veaux issus de 
croisements avec des Simmental et 
les suppléments de prix obtenus dans 
le cas des veaux issus Ce croise- 
ments avec des Charolais et des 
Limousins étaient les mêmes que dans 
la région des prairies-parcs. Les 
gestionnaires ont invoqué la catégo- 
rie de la carcasse comme principale 
raison des écarts de prix et ont 
ajouté que de nombreux veaux issus 
de croisements avec des Simmental 
devaient, pour se classer dans les 
catégories Al ou A2, atteindre des 
poids élevés. Les sujets croisés 
issus de races britanniques unique- 
ment ont obtenu un prix inférieur en 
raison de taux de gain moins élevés 
et d'une probabilité accrue de su- 
rengraissement au poids de finition 
jugé optimal. En novembre et 
décembre 1987, nous sommes entrés en 
rapport avec 17 gestionnaires de 
parcs d'engraissement et agents com- 
merciaux ce l'ouest et de l'est du 
Canada afin de connaître leur préfé- 
rence en matière de type génétique 
et les suppléments de prix qu'ils 
accordent. La plupart d'entre eux 
ont avoué qu'ils préféraient cer- 
tains types génétiques ou qu'ils 
évitaient d'en acheter certains au- 
tres pour leurs parcs d'engraisse- 
ment, et qu'ils étaient disposés à 
payer en supplément des montants 
équivalents et souvent supérieurs 
aux écarts susmentionnés. Dans la 
plupart des parcs d'engraissement, 
la ration des veaux était composée 
d'ensilage et de céréales. Peu de 
gestionnaires acceptaient toutefois 
de nourrir les veaux ayant un fort 
pourcentage de sang Simmental, sous 
prétexte que ces veaux doivent rece- 



voir une alimentation différente 
pour se classer dans les catégories 
supérieures, au poids du marché jugé 
optimal. Les veaux pour lesquels on 
a payé un prix supérieur à ceux des 
veaux issus de croisements de races 
britanniques uniquement étaient des 
sujets dont la qualité variait de 
moyenne à bonne; aucun d'entre eux 
n'était de qualité médiocre. 

Les éleveurs dont les veaux se ven- 
dent à un prix réduit veulent savoir 
si ces réductions sont justifiées. 
La phase de finition est elle réel- 
lement moins rentable chez ces veaux 
ou est-ce que les engraisseurs reti- 
rent de plus gros profits de ces 
veaux en raison de leur prix d'achat 
moins élevé? S'il existe des diffé- 
rences entre les veaux quant à la 
rentabilité de leur finition, quels 
sont les principaux facteurs en 
cause? Nous avons entrepris une 
étude à la Station fédérale de re- 
cherches de Brandon au Manitoba, 
afin a 'évaluer les effets du type 
génétique sur les recettes provenant 
ae la finition des veaux et de dé- 
terminer si la méthode d'établisse- 
ment au prix du sujet fini (poids 
vif, carcasse ou viande maigre) in- 
fluait sur celles-ci. À cette fin, 
nous avons calculé le prix (au seuil 
ae rentabilité) que l'on pourrait 
payer pour les veaux d'engraissement 
issus de croisements précis, si l'on 
tenait compte de tous les frais de 
production et la qualité du sujet 
fini. À un prix élevé correspon- 
arait un veau d'engraissement pour 
lequel l'opération de finition est 
plus rentable. 

ÉTUDE 

L'étude a porté sur des bouvillons 
engraissés à la Station de recher- 
ches de Brandon sur une période de 
6 ans, à savoir de 1973-1974 à 



1978-1979. Les veaux étaient issus 
de croisements à trois voies prati- 
qués dans le cadre du Programme d'é- 
valuation des races bovines étran- 
gères. On a accouplé des taureaux 
terminaux Charolais (C) , Simmental 
(S), Limousin (L) et Chianina (Chi) 
à des vaches Hereford-Angus (HA) 
ainsi qu'à neuf types de vaches is- 
sues de croisements entre des 
pères C, S et L et des mères 
Hereford (H), Angus (A) et Shorthorn 
(N). Les croisements réalisés figu- 
rent au tableau 1. 

TABLEAU 1 Taureaux terminaux et 
vaches croisées de première généra- 
tion ayant servi aux croisements à 
trois voies 



Taureaux Vaches croisées de 
terminaux première génération 



c a 


HA 


SH 


SA 


SN 


LH 


LA 


LN 


s 


HA 


CH 


CA 


CN 


LH 


LA 


LN 


L 


HA 


CH 


CA 


CN 


SH 


SA 


SN 


Chi 


HA 
LH 


CH 
LA 


CA 

LN 


CN 


SH 


SA 


SN 



a C=Charolais, S=Simmental, L=Li- 
mousin, Chi=Chianina, H=Hereford, 
A=Angus et N=Shorthorn 

Les veaux ainsi produits ont été 
sevrés en octobre ou novembre. 
Puis, ils sont passés directement à 
une période de démarrage de 28 jours 
au cours ae laquelle on les a pro- 
gressivement habitués à une ration 
constituée à 100 % d'aliments con- 
centrés à base de céréales, distri- 
bués sous forme de granulés. La 
composition de cette ration, servie 
à volonté, figure au tableau 2. On 
n'a utilisé aucune hormone de crois- 
sance ni aucun additif alimentaire. 
Les veaux ont été regroupés selon le 
type génétique de la mère pendant 
3 ans et selon la race du père pen- 



dant 3 ans, et ont été gardés dans 
des abris à façade ouverte donnant 
sur des parcs en dur. Chaque sujet 
a été pesé aux 28 jours jusqu'au 
moment de son expédition à l'abat- 
toir. Au cours de la période d'en- 
graissement, la pesée a toujours eu 
lieu après avoir privé le sujet 
d'eau pendant une nuit. Les bouvil- 
lons destinés à l'abattage ont été 
privés d'eau et de nourriture à par- 
tir de 16 h, puis pesés à 6 h le 
matin suivant et transportés jusqu'à 
un abattoir local pour y être abat- 
tus au cours de la même matinée. La 
consommation d'aliments dans chaque 
enclos a été mesurée et notée 
pour chaque période de 28 jours. La 
moitié des animaux issus d'un même 
croisement ont été abattus à l'âge 
ae 13 mois et demie et l'autre moi- 
tié, à l'âge de 15 mois. Au total, 
on a abattu 1 038 bouvillons au 
cours de la période de 6 ans et l'on 
a consigné des données sur la car- 
casse pour chaque animal. 

TABLEAU 2 Ration des veaux en parc 
d ' engraissement 3 



Ingrédients 



Pourcentage de la 
ration (au poids) 



Orge 


50,0 


Avoine 


30,0 


Pulpe de betterave sèche 




mélassée 


15,0 


Mélasse 


2,8 


Phosphate de calcium 


0,5 


Chaux 


0,75 


Urée (45 % N -qualité 




fourragère) 


0,5 


Sel 


0,4 


Vitamine A 


0,05 



a II s'agit de la ration que nous 
avons servie pendant toute l'étude. 
Il se peut que ce ne soit pas la 
plus économique compte tenu des prix 
actuels des céréales. 



PERFORMANCE DES BOUVILLONS 

Poids vif, gain et indice de 
consommation 

Le poids au départ des veaux croisés 
ainsi que leur poids à 140 jours, à 
196 jours et à 252 jours figurent au 
tableau 3. Les gains moyens quoti- 
diens calculés à partir du poids au 
départ jusqu'au poids à 140 jours, à 
196 jours et à 252 jours y sont éga- 
lement notés. Ils ont diminué à 
mesure que le poids vif a augmenté. 
Nous avons calculé l'indice de con- 
sommation à 140 jours, à 196 jours 
et à 252 jours à partir des données 
consignées aux 28 jours, sur la ra- 
tion consommée dans chaque enclos et 
sur le gain de poids. La consom- 
mation par unité de gain s'est ac- 
crue à mesure que le poids vif a 
augmenté. Les gains moyens quoti- 
diens et la ration distribuée par 
unité de gain étaient comparables 
chez les veaux issus d'un père C, S 
ou Chi. Chez les veaux issus d'un 
père L toutefois, le gain moyen quo- 
tidien était inférieur et la ration 
distribuée par unité de gain, supé- 
rieure. La croissance des veaux 
ayant 50 % ae sang L a été plus len- 
te, et ces derniers ont ingéré da- 
vantage d'aliments par unité de gain 
que les veaux issus des trois autres 
races de taureaux terminaux. L'exa- 
men du gain quotidien et de l'indice 
de consommation selon le type géné- 
tique de la mère a permis de dégager 
trois groupes. Les veaux croisés 
ayant affiché le meilleur gain et la 
consommation la plus basse par unité 
de gain étaient ceux issus de mères 
croisées CH, CN, SN et LN. Les 
mères croisées HA, SH, SA et LH ont 
produit les veaux ayant le taux de 
croissance le plus bas et la consom- 
mation par unité de gain la plus 
forte. Les vaches croisées CA et LA 



TABLEAU 3 Poids, gain moyen quotidien et indice de consommation des veaux 
issus de taureaux terminaux et de vaches croisées 



Poids (kg) 
Jours au départ 140 196 ^52 



GMQ a (kg) 
140 196 252 



Indice de 
consommation (I.C.) 



140 



196 



252 



Type génétique du taureau terminal^ 

C 252 443 495 543 

S 243 428 477 523 

L 237 410 459 497 

Chi 253 441 500 541 

Type génétique de la mère 13 

412 460 503 

433 493 525 

427 486 525 
445 495 544 
431 481 526 
430 491 524 
444 492 545 
421 488 519 

428 480 534 
440 486 531 



HA 


231 


CH 


245 


CA 


244 


CN 


254 


SH 


250 


SA 


251 


SN 


259 


LH 


244 


LA 


244 


LN 


244 



1,36 


1,24 


1,15 


6,50 


6,94 


7,37 


1,32 


1,19 


1,11 


6,53 


6,99 


7,63 


1,24 


1,13 


1,03 


6,74 


7,23 


7,70 


1,34 


1,26 


1,14 


6,51 


6,96 


7,54 


1,29 


1,17 


1,08 


6,78 


7,16 


7,55 


1,35 


1,27 


1,11 


6,43 


6,98 


7,57 


1,30 


1,23 


1,12 


6,60 


7,05 


7,47 


1,36 


1,23 


1,15 


6,34 


6,86 


7,34 


1,29 


1,18 


1,10 


6,68 


7,11 


7,32 


1,27 


1,22 


1,08 


6,65 


7,f0 


7,62 


1,34 


1,19 


1,13 


6,52 


6,95 


7,49 


1,26 


1,24 


1,09 


6,83 


7,20 


7,88 


1,32 


1,20 


1,15 


6,51 


7,04 


7,68 


1,40 


1,23 


1,14 


6,24 


6,76 


7,71 



a Gain moyen quotidien 
1 Les races sont définies au tableau 1. 



ont donne des veaux se classant dans 
un groupe intermédiaire. Les 
groupes établis selon le type géné- 
tique maternel avaient des fiches 
comparables, peu importe la race du 
père. 

Rendement à l'abattage et 
catégories 

Le tableau 4 donne le rendement à 
l'abattage et le pourcentage des 
carcasses dans chaque catégorie. Le 
meilleur rendement à l'abattage a 
été obtenu par les veaux issus de 
taureaux terminaux L et le pire, par 
les veaux issus de vaches croisées 
HA. Une forte proportion de toutes 
les carcasses se sont classées dans 
la catégorie Al. Les sujets ont été 
abattus en fonction de leur âge (la 
moitié des sujets issus d'un même 



croisement trois voies a été abattue 
à l'âge de 13 mois et demie et l'au- 
tre moitié, à l'âge de 15 mois). Le 
poids et le potentiel d'engraisse- 
ment n'ont pas été retenus comme 
critères d'abattage. Si nous avons 
plutôt adopté l'âge à cette fin, 
c'est que, premièrement, cela faci- 
litait le calendrier des abattages 
et, deuxièmement, cela permettait 
davantage de mettre en évidence les 
différences entre les divers types 
génétiques quant à leur aptitude à 
atteindre un état d'engraissement 
optimal que si l'on avait choisi 
d'abattre les animaux en fonction de 
leur état d'engraissement. Par con- 
séquent, au moment de l'abattage, 
certaines carcasses n'avaient pas 
atteint un état d'engraissement suf- 
fisant pour accéder à la catégorie A 
et d'autres avaient atteint un état 



TABLEAU 4 Rendement à l'abattage et catégories des veaux issus de taureaux 
terminaux et de vaches croisées 



Rendement 
à l'abattage 



Catégories des carcasses (%) 
Al A2 A3 et A4 Bl et Cl 



Type génétique du taureau terminal 3 
C 60,5 

S 60,2 

L 61,6 

Chi 61,4 

Type génétique de la mère a 



HA 
CH 
CA 
CN 
SH 
SA 
SN 
LH 
LA 
LN 



60,1 
60,7 
61,3 
61,4 
60,9 
60,7 
61,1 

60,7 
61,0 
61,4 



81,0 


14,5 


M 


3,1 


83,3 


13,6 


0,9 


2,2 


78,3 


18,7 


1,5 


1,5 


92,4 


5,2 


0,0 


2,4 


72,0 


26,5 


1,5 


0,0 


83,7 


11,6 


1,2 


3,5 


84,9 


11,3 


0,0 


3,8 


91,6 


6,0 


1,2 


1,2 


86,7 


9,7 


1,8 


1,8 


82,2 


13,9 


0,8 


3,1 


87,1 


11,2 


0,9 


0,8 


89,6 


8,1 


0,0 


2,3 


87,1 


9,7 


0,0 


3,2 


85,3 


9,5 


1,0 


4,2 



a Les races sont définies au tableau 1. 



d'engraissement excessif, de sorte 
qu'on a dû les ranger dans la caté- 
gorie A3 ou A4. La majorité des 
carcasses qui se classaient dans la 
catégorie Bl pesaient moins de 
450 kg (992 lb); par contre, trois 
sujets se sont classés dans cette 
catégorie en dépit d'un poids supé- 
rieur à 550 kg (1 212 lb). Une plus 
forte proportion de veaux issus de 
taureaux terminaux Limousin et de 
veaux issus de mères croisées 
Hereford-Angus ont obtenu la catégo- 
rie A2. Les veaux issus de taureaux 
terminaux Chianina ont affiché le 
pourcentage le plus élevé de car- 
casses Al. 

ANALYSE 

Lorsque vous achetez des veaux d'en- 
graissement, combien pouvez-vous 
vous permettre de les payer? Cela 
dépendra du prix prévu des bovins 



d'abattage, du coût de l'alimenta- 
tion et de l'entretien des veaux, 
ainsi que du gain de poids escomp- 
té. L'excédent des recettes sur le 
coût du gain peut servir à établir 
le prix d'achat des veaux. Si ce 
dernier est inférieur au prix au 
seuil de rentabilité, il est possi- 
ble de retirer un profit de l'opéra- 
tion de finition des veaux. Les 
recettes prévues sont fonction du 
prix de bovins d'abattage, de la 
catégorie obtenue et du poids du 
marché. Les coûts sont tributaires 
du prix des aliments du bétail, de 
l'indice de consommation, de la 
durée de la période d'engraissement, 
des installations, des soins vétéri- 
naires et des médicaments (y compris 
des implants). Nous avons déterminé 
le prix que l'on pourrait payer pour 
les veaux d'engraissement, selon 
trois méthodes basées respectivement 
sur le poids vif, le poids en car- 



casse et le rendement en viande mai- 
gre. On trouvera, à la fin du pré- 
sent rapport, une feuille de calcul 
qui permet d'établir le prix que l'on 
pourrait payer pour un veau d'en- 
graissement en se fondant sur le 
poids en carcasse du sujet d'abat- 
tage. 

Aux fins des calculs, on s'est servi 
des cours du marché d'octobre 1987 
et des coûts établis par le Service 
de gestion des entreprises agricoles 
du ministère de l'Agriculture du 
Manitoba. Le prix du veau Al, poids 
vif, était de 187,20 $ les 100 kg 
(84,92 $ les 100 lb) et le prix de 
la carcasse était de 320 $ les 
100 kg (145,16 $ les 100 lb). Les 
réductions de prix liées à la caté- 
gorie étaient calculées en fonction 
des prix des wagonnées de gros à 
Montréal en octobre 1987. Nous 
avons déterminé les prix à la pro- 
duction des morceaux maigres à par- 
tir des prix de gros des coupes pri- 
maires. Étant donné que, au Canada, 
l'on ne vend pas les bovins sur la 
base du rendement en viande maigre, 
les prix à la production pour la 
viande maigre ont été établis à par- 
tir des prix de gros de morceaux 
précis (longe, ronde, côtes, pointe 
de poitrine, bloc d'épaule, flanc, 
jarret et poitrine) et du rendement 
moyen en viande maigre de ces mor- 
ceaux. Nous avons établi les prix 
des morceaux maigres de façon à ce 
qu'ils soient équivalents à la va- 
leur d'une carcasse moyenne vendue 
sur la base du rendement en viande 
maigre plutôt que sur la base de la 
carcasse. Le coût des aliments du 
bétail a été calculé en fonction des 
prix en cours au mois d'octobre 1987 
pour les ingrédients composant la 
ration présentée au tableau 2. 

RÉSULTATS 

Nous avons déterminé le prix au 
seuil de rentabilité à partir de 



chacune des trois méthodes d'éta- 
blissement des prix. Nous avons 
calculé les prix moyens des veaux au 
seuil de rentabilité selon la race 
du père terminal et selon le type 
génétique de la mère, et les avons 
corrigés en fonction d'un même poids 
au début de la période d'engraisse- 
ment et d'un même âge à l'abattage. 
Ces prix sont notés au tableau 5. 
Lorsque le calcul se faisait en 
fonction du poids vif, le prix pou- 
vant être payé pour un veau d'en- 
graissement de même poids issus d'un 
père C, S ou Chi était comparable et 
plus élevé que celui pouvant être 
accordé pour un sujet issu d'un tau- 
reau L. Ces résultats concordent 
avec les données sur le gain quoti- 
dien et l'indice de consommation 
figurant au tableau 3. En effet, le 
gain quotidien et l'indice de con- 
sommation étaient les plus bas pour 
la progéniture des taureaux L. 
Lorsque le calcul se faisait sur la 
base de la carcasse chaude, le prix 
obtenu pour les veaux ayant un père 
Chi était supérieur à celui obtenu 
pour les veaux ayant un père C, et 
les prix des veaux de ces deux grou- 
pes dépassaient les prix respectifs 
des veaux de pères S ou de pères L, 
qui étaient comparables. Les prix 
des veaux de pères L et de pères Chi 
calculés en fonction du poids de la 
carcasse chaude étaient relativement 
supérieurs à ceux des veaux de 
pères S et de pères C, en raison 
d'un rendement à l'abattage plus 
élevé chez les deux premiers 
groupes. Lorsque le calcul se fon- 
dait sur le rendement en viande mai- 
gre, le prix obtenu pour les veaux 
ayant un père Chi était plus fort 
que ceux obtenus respectivement pour 
les veaux ayant un père C ou un père 
L. Ces deux derniers prix étaient 
d'ailleurs comparables et supérieurs 
au prix calculé pour les veaux issus 
de pères S. Les veaux issus de tau- 
reaux L affichaient le meilleur ren- 
dement en viande maigre et les veaux 



de père S, le rendement le plus fai- 
ble. Peu importe la méthode d'éta- 
blissement des prix du bouvillon 
fini, ce sont, à poids comparables, 
les veaux d'engraissement issus de 
taureaux Chi qui commandaient le 
prix le plus fort, suivi des veaux 
issus de taureaux C. La méthode de 
calcul utilisée a eu une influence 
sur les prix des veaux issus de tau- 
reaux S ou L. En effet, le prix des 
veaux ayant un père L était supé- 
rieur lorsqu'on le calculait à par- 
tir du rendement en viande maigre; 
en revanche, le prix des veaux issus 
de pères S était supérieur à celui 
des veaux issus de pères L, lorsque 
le calcul des prix se faisait en 
fonction du poids vif. 

Le prix au seuil de rentabilité des 
veaux d'engraissement de même poids 
peut également dépendre du type gé- 
nétique de la mère. L'établissement 
des prix en fonction du poids vif a 
donné lieu à la constitution de 
trois groupes <<maternels>> qui 
recoupaient les groupes fondés sur 
le gain quotidien et l'indice de 
consommation. Les veaux issus de 
vaches croisées CH, CN, SN ou LN ont 
obtenu les prix les plus élevés et 
ceux ayant une mère croisée HA, SH, 
SA ou LH, les prix les plus bas. 
Lorsque le calcul se fondait sur le 
poids de la carcasse chaude, les 
veaux issus de mères croisées CN, SN 
ou LN obtenaient le prix le plus 
fort et ceux ayant une mère croisée 
HA, le prix le plus faible. Enfin, 
lorsque la méthode d'établissement 
des prix se basait sur le rendement 
en viande maigre, ce sont les veaux 
issus de vaches croisées CN ou LN 
qui affichaient le prix le plus 
élevé et ceux ayant une mère croisée 
HA, le prix le plus bas. Les prix 
des veaux issus d'un même type géné- 
tique maternel sont comparables, peu 
importe la race du père terminal. 
Lorsque les veaux sont regroupés 
selon la race croisée de la mère, le 



TABLEAU 5 Prix des veaux d'engrais- 
sement au seuil de rentabilité, se- 
lon la méthode d'établissement des 
prix et le type génétique ($/100 kg) 

Méthode d'établissement des 

prix du bouvillon fini 
Poids Carcasse Viande 
vif chaude maigre 



Type génétique du père terminal 3 

C 260 273 271 

S 257 267 263 

L 246 264 268 

Chi 262 280 282 

Type génétique de la mère a 



HA 
CH 
CA 
CN 
SH 
SA 
SN 
LH 
LA 
LN 



251 
260 
256 
261 
254 
254 
260 
254 
257 
262 



a Les races 
tableau 1. 



sont 



260 


252 


275 


275 


273 


275 


280 


281 


269 


271 


269 


271 


277 


273 


267 


270 


273 


274 


281 


280 


définies 


a 



choix de la méthode d'établissement 
du prix des bouvillons d'abattage a 
influé surtout sur les prix des 
veaux issus de vaches croisées HA. 
En effet, ceux-ci étaient comparati- 
vement plus faibles lorsqu'ils 
étaient établis en fonction du poids 
en carcasse ou du rendement en vian- 
de maigre. 

Dans le cadre de l'analyse, les 
écarts de prix favorisant les diffé- 
rents types génétiques de veaux par 
rapport aux veaux croisés HA ne, cor- 
respondent pas à ceux observés sur 
le marché. Selon nos calculs, les 
prix des veaux issus d'un père L 
devraient être inférieurs à ceux 
consignés sur le marché des veaux 
d'engraissement, et ceux des veaux 



issus d'un père S et d'un père Chi 
devraient y être supérieurs. L'éta- 
blissement des prix en fonction du 
rendement en viande maigre donne des 
résultats plus près des cours du 
marché que les méthodes de calcul 
fondées sur le poids vif ou sur le 
poids de la carcasse chaude. Cela 
constitue peut-être un indice que le 
secteur prend en compte, du moins 
en partie, le rendement en viande 
maigre. 

Les veaux issus d'un père S ont ob- 
tenu de meilleurs résultats dans 
cette analyse que ce à quoi nous 
nous attendions, compte tenu des 
prix des veaux d'engraissement. Il 
y a à cela quatre explications pos- 
sibles. Premièrement, les veaux 
issus d'un père S sur lesquels la 
présente étude a porté avaient au 
plus 50 % de sang S. Or, plus le 
pourcentage de sang S est élevé chez 
un veau, moins le secteur de l'en- 
graissement est disposé à payer un 
prix fort pour ce veau. Les veaux 
ayant plus de 50 % de sang S sont 
d'ailleurs ceux qui obtiennent les 
plus bas prix. Deuxièmement, dans 
le cadre de notre étude, les veaux 
ont reçu une ration composée à 100 % 
ae concentrés, tandis que de nom- 
breux gestionnaires de parcs d'en- 
graissement utilisent plutôt un 
régime à base d'ensilage et de 
céréales (dans l'est du Canada, un 
ensilage de maïs et, dans l'ouest du 

Canada, un ensilage de maïs et 

d'orge ainsi qu'un ensilage d'herbe 
préfanée). Nourris avec une ration 
composée à 100 % de concentrés, les 
veaux ayant un père S ont pu attein- 
dre un état d'engraissement suffi- 
sant à un poids moins élevé. Troi- 
sièmement, la race S présente des 
variations plus grandes que cer- 
taines autres races et elle produit 
même des sujets de qualité non bou- 
chère. En règle générale, les 
sujets de qualité bouchère S ne font 
pas l'objet de réduction ae prix, 



alors que les sujets de qualité non 
bouchère sont refusés par le secteur 
de l'engraissement qui ne consent à 
les acheter qu'à des prix très ré- 
duits. Il se pourrait que nous 
n'ayons eu parmi les sujets étudiés 
que très peu de veaux de qualité non 
bouchère. Quatrièmement, de nom- 
breux engraisseurs ont prétendu que 
les sujets ayant un père S présen- 
tent trop souvent des problèmes de 
santé et des pattes de conformation 
déficiente, ce qui n'a pas été le 
cas dans notre étude. 

Les résultats démontrent que les 
veaux croisés issus d'un père Chi 
devraient se vendre à des prix forts 
par rapport aux veaux croisés issus 
d'autres croisements; mais, c'est 
tout le contraire qui se passe dans 
le secteur, où ces veaux se vendent 
généralement à des prix inférieurs à 
ceux de tous les autres types géné- 
tiques (2,25 $ les 100 kg - ou 5 $ 
les 100 lb - de moins que les veaux 
issus de croisements de races bri- 
tanniques uniquement). Dans notre 
étude, les veaux croisés de 
pères Chi ont produit de bonnes car- 
casses, qui se sont classées, en 
forte proportion, dans la catégorie 
Al. Comme cela fut le cas des veaux 
croisés issus de pères S, le régime 
peut avoir joué un rôle important à 
ce chapitre. Il se pourrait en 
effet que lorsque les veaux de ce 
type sont nourris d'une ration à 

base d'ensilage ou de foin, ils 

n'atteignent pas un état d'engrais- 
sement suffisant, de sorte que leurs 
carcasses se classent dans la caté- 
gorie Bl. Il se pourrait même que 
les effets du régime se soient da- 
vantage fait sentir sur les veaux de 
pères Chi que sur les veaux de pères 
S, étant donné qu'un nombre infé- 
rieur de ceux-là se sont classés 
dans les catégories A2, A3 ou AU. 
Enfin, la grande taille de ces ani- 
maux entraîne peut-être des coûts 
supplémentaires au poste des bâti- 



ments et des installations, dont on 
n'a pas tenu compte dans notre ana- 
lyse. 

FACTEURS INFLUANT SUR LES PRIX DES 
BOUVILLONS D'ENGRAISSEMENT 

Afin de déterminer dans quelle 
mesure le prix au seuil de rentabi- 
lité des veaux d'engraissement 
dépend des prix de la carcasse et 
des aliments, du poids au début de 
la période d'engraissement et du 
gain moyen quotidien pendant cette 
période, nous avons calculé les prix 
des veaux d'engraissement en faisant 
varier différentes combinaisons de 
ces facteurs. Les résultats de ces 
calculs ont servi à dresser des 
tableaux des prix des veaux d'en- 
graissement au seuil de rentabilité 
(tableaux 6 à 11). Le prix au seuil 
de rentabilité des veaux d'engrais- 
sement sera plus élevé dans les 
situations suivantes : 1) prix à 
l'abattage plus élevés, 2) poids 
inférieur au début de la période 
d'engraissement, 3) coût des ali- 
ments du bétail moins élevé et 
4) gain moyen quotidien supérieur 
pendant la période d'engraissement. 

Au tableau 6, nous présentons les 
prix des veaux d'engraissement au 
seuil de rentabilité pour différents 
prix de la carcasse chaude et des 
aliments du bétail, en supposant un 
poids au départ de 245 kg (540 lb) 
et un gain moyen quotidien de 
1,25 kg (2,76 lb). Ainsi, lorsque 
le prix de la carcasse est de 320 $ 
les 100 kg (145,16 $ les 100 lb) et 
celui des aliments, 130 $ la tonne, 
le prix des veaux au seuil de 
rentabilité est de 233 $ les 100 kg 
(105,70 $ les 100 lb). Si l'on ob- 
tient 40 $ les 100 kg (18,14 $ les 
100 lb) de plus pour la carcasse, 
l'on peut se permettre de payer 46 $ 
les 100 kg (20,87 $ les 100 lb) de 
plus pour un veau d'engraissement. 



TABLEAU 6 Prix des veaux d'engrais- 
sement au seuil de rentabilité 
($/100 kg) en fonction de différents 
prix de la carcasse et des ali- 
ments a 



Prix des 


Prix de 


la carcasse 


aliments 




($/100 


kg) 




($/tonne) 


200 


240 


280 


320 


360 


70 


137 


183 


229 


275 


321 


90 


123 


169 


215 


261 


307 


110 


109 


155 


201 


247 


293 


130 


95 


141 


187 


233 


279 


150 


81 


127 


173 


219 


265 



a Poids au début de la période 
d'engraissement = 245 kg; gain moyen 
quotidien pendant la période d'en- 
graissement = 1,25 kg. 

Par contre, une augmentation du prix 
des aliments de 20 $ la tonne réduit 
de 14 $ les 100 kg (6,35 $ les 
100 lb) le montant que l'on peut se 
permettre de payer pour un veau 
d ' engraissement . 

Au tableau 7, nous donnons les prix 
au seuil de rentabilité calculés en 
fonction de différents prix de la 
carcasse et de différents poids au 
début de la période d'engraissement, 
et en fixant le coût des aliments à 
90 $ la tonne et le gain moyen quo- 
tidien pendant la période d'engrais- 
sement à 1,25 kg (2,76 lb). Ainsi, 
lorsque le prix de la carcasse est 
de 240 $ les 100 kg (108,87 $ les 
100 lb) et le poids du veau au début 
de la période d'engraissement, de 
270 kg (595 lb), le prix au seuil de 
rentabilité est de 152 $ les 100 kg 
(68,95 $ les 100 lb). Les répercus- 
sions du prix de la carcasse sur les 
prix des veaux d'engraissement sont 
les mêmes qu'au tableau 6. Lorsque 
le poids au départ du veau d'en- 
graissement augmente de 25 kg 
(55,11 lb), il faut réduire de 14 $ 
à 25 $ les 100 kg (de 6,35 $ à 



10 



11,3^ $ les 100 lb) le montant payé 
pour un veau d'engraissement, selon 
le poids de celui-ci. 

TABLEAU 7 Prix des veaux d'engrais- 
sement au seuil de rentabilité 
($/100 kg) en fonction de différents 
prix de carcasse et poids au 
départ 3 

Poids au Prix de la carcasse 

départ ($/100 kg) 

(kg) 200 240 280 320 360 



195 
220 
245 
270 
295 



169 215 261 307 353 

144 190 236 282 328 

123 169 215 261 307 

106 152 198 244 290 

92 138 184 230 276 



a Prix des aliments = 90 $ la ton- 
ne; gain moyen quotidien pendant la 
période d'engraissement = 1,25 kg. 

Au tableau 8, nous affichons les 
prix des veaux d'engraissement au 
seuil de rentabilité selon diffé- 
rents prix de la carcasse et diffé- 
rents gains moyens quotidiens pen- 
dant la période d'engraissement, et 
en fixant le coût des aliments à 
90 $ la tonne et le poids au départ, 
à 245 kg (540,1 lb). Lorsque le 
prix de la carcasse est de 280 $ les 
100 kg (127,01 $ les 100 lb) et le 
gain moyen quotidien de 1,05 kg 
(2,31 lb), le prix au seuil de ren- 
tabilité est de 188 $ les 100 kg 
(85,28 $ les 100 lb). Les répercus- 
sions du prix de la carcasse sur le 
prix des veaux d'engraissement au 
seuil de rentabilité sont les mêmes 
qu'aux tableaux 6 et 7. Un accrois- 
sement de 0,2 kg (0,44 lb) du gain 
moyen quotidien se traduit par une 
augmentation de 28 $ les 100 kg 
(12,70 $ les 100 lb) du prix des 
veaux d'engraissement au seuil de 
rentabilité. 



TABLEAU 8 Prix des veaux d'engrais- 
sement au seuil de rentabilité 
($/100 kg) en fonction de différents 
prix de carcasse et gains 
quotidiens 3 



Gain moyen 


Prix de 


la carcasse 


quotidien 




($/100 


kg) 




(kg/ jour) 


200 


240 


280 


320 


360 


0,65 


40 


86 


132 


178 


224 


0,85 


68 


114 


160 


206 


252 


1,05 


96 


142 


188 


234 


280 


1,25 


124 


170 


216 


262 


308 


1,45 


152 


198 


244 


290 


336 



a Poids au début de la période 
d'engraissement = 245 kg; prix des 
aliments = 90 $ la tonne. 

Au tableau 9, nous présentons les 
prix des veaux d'engraissement au 
seuil de rentabilité pour différents 
prix des aliments au bétail et pour 
le poids au début de la période 
d'engraissement, en supposant un 
prix des carcasses de 320 $ les 
100 kg (145,16 $ les 100 lb) et un 
gain moyen quotidien de 1,25 kg 
(2,76 $ lb). Lorsque le prix des 
aliments est de 110 $ la tonne et le 
poids du veau de 245 kg (540,1 lb), 
le prix au seuil de rentabilité est 
de 247 $ les 100 kg (112,04 $ les 
100 lb). Comme on l'a constaté plus 
tôt, un raffermissement du prix des 
aliments de l'ordre de 20 $ la tonne 
entraîne une baisse de 14 $ les 
100 kg (6,35 $ les 100 lb) du prix 
des veaux au seuil de rentabilité, 
alors qu'une augmentation de 25 kg 
(55,11 lb) du poids au départ du 
veau implique une réduction de l'or- 
dre de 14 $ à 25 $ les 100 kg 
(6,35 $ à 11,34 $ les 100 lb) du 
prix au seuil de rentabilité. 



11 



TABLEAU 9 Prix des veaux d'engrais- 
sement au seuil de rentabilité 
($/100 kg) en fonction de différents 
prix des aliments et poids au 
départ a 



Poids 




Prix 


des a 


limen 


ts 


au départ 




($ 


la tonne) 




(kg) 


70 


90 


110 


130 


150 


195 


321 


307 


293 


279 


265 


220 


296 


282 


268 


254 


204 


245 


275 


261 


247 


233 


219 


270 


258 


244 


230 


216 


202 


295 


244 


230 


216 


202 


188 



a Prix de la carcasse = 320 $ les 
100 kg; gain moyen quotidien pendant 
la période d'engraissement = 1,25 kg. 

Au tableau 10, figurent les prix au 
seuil de rentabilité correspondant à 
différents prix des aliments du bé- 
tail et à différents gains moyens 
quotidiens. Lorsque le prix des 
aliments s'établit à 110 $ la tonne 

TABLEAU 10 Prix des veaux d'en- 
graissement au seuil de rentabilité 
($/100 kg) en fonction de différents 
prix des aliments et gains moyens 
quotidiens 3 



Gain 
moyen 
quotidien 
(kg) 



70 



Prix des aliments 

($/tonne) 

90 110 130 150 



0,65 
0,85 
1,05 
1,25 
1,45 



192 178 164 150 136 

220 206 192 178 164 

248 234 220 206 192 

276 262 248 234 220 

304 290 276 262 248 



a Prix de la carcasse = 320 $ les 
100 kg; poids au départ 245 kg. 



et le gain moyen quotidien à 1,25 kg 
(2,76 lb), le prix du veau au seuil 
de rentabilité est de 248 $ les 
100 kg (112,50 $ les 100 lb). Les 
répercussions des variations du prix 
des aliments et des gains moyens 
quotidiens sur le prix au seuil de 
rentabilité ont déjà été décrites. 

Au tableau 11, nous affichons les 
prix au seuil de rentabilité pour 
différents gains moyens quotidiens 
pendant la période d'engraissement 
et différents poids au départ. 
Lorsque le gain moyen quotidien est 
de 1,05 kg (2,31 lb) et le poids au 
départ de 220 kg (485 lb), le prix 
au seuil de rentabilité s'établit à 
254 $ les 100 kg (115,72 $ les 
100 lb). 

TABLEAU 11 Prix des veaux d'en- 
graissement au seuil de rentabilité 
($/100 kg) en fonction de différents 
gains moyens quotidiens et poids au 
départ a 



Poids 






Gain moyen 




au départ 




quotidien 


i (kg) 




(kg) 


0,65 


0,85 


1,05 


1,25 


1,45 


195 


223 


251 


279 


307 


335 


220 


198 


226 


254 


282 


310 


245 


177 


205 


233 


261 


289 


270 


160 


188 


216 


244 


272 


295 


146 


174 


202 


230 


258 



a Prix de la carcasse = 320 $ les 
100 kg; prix des aliments = 90 $ la 
tonne. 

INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS 

L'objet de la présente étude était 
de déterminer si les écarts entre 



12 



les prix des veaux des différents 
types génétiques sont justifiés sur 
le plan économique et quels sont les 
principaux facteurs qui y contri- 
buent. Nous avons effectivement 
trouvé des fondements économiques 
aux écarts de prix susmentionnés, 
ces différences étant fondées sur la 
performance des veaux au cours de la 
période d'engraissement et sur la 
qualité de la carcasse produite. 
Bien que la présente étude n'ait 
porté que sur quatre races de tau- 
reaux terminaux et dix types généti- 
ques maternels, les facteurs qui 
influent sur le prix des veaux d'en- 
graissement et les prix au seuil de 
rentabilité aux tableaux 6 à 11 
s'appliquent à tous les types géné- 
tiques. 

Les facteurs économiques qui expli- 
quent les écarts entre les prix des 
veaux d'engraissement des différents 
types génétiques sont le gain de 
poids pendant la période d'engrais- 
sement, le coût du gain, la caté- 
gorie de la carcasse et le rendement 
à l'abattage. 

Dans le cadre de la présente étude, 
nous avons relevé des différences 
entre les veaux issus des divers 
croisements, mais nous avons aussi 
constaté des variations au sein de 
chaque type génétique qui sont peut- 
être aussi importantes que les pre- 
mières. Ainsi, les éleveurs ne 
devraient pas fonder leur choix de 
veaux d'engraissement uniquement sur 
la filiation génétique du veau mais 
aussi sur son aptitude à croître et 
à produire des profits. 

Certains sont dépréciés sur le mar- 
ché pour des raisons autres que leur 
performance en parc d'engraissement 



et leur rentabilité. Parmi celles- 
ci mentionnons les cas où le lot est 
trop petit pour remplir les enclos, 
l'existence de coûts supplémentaires 
dont on n'a pas tenu compte dans la 
présente analyse ou simplement un 
manque d'information sur la perfor- 
mance et la rentabilité des divers 
types génétiques. 

Les éleveurs devraient envisager de 
vendre leurs veaux sur la base du 
classement au crochet. Ils pour- 
raient en retirer d'énormes profits, 
surtout si l'on fait jeûner les 
veaux avant l'expédition et si leur 
peau porte peu de souillures. Lors- 
que les bovins finis ont un rende- 
ment à l'abattage élevé, il est 
avantageux, en règle générale, de 
les vendre sur la base du classement 
au crochet. 

Si le système de classement tenait 
compte du rendement en viande mai- 
gre, il faudrait alors tenir compte 
également du rapport muscle os du 
sujet fini. 

Il se peut que, pour optimiser la 
marge bénéficiaire, l'on doive modi- 
fier le régime alimentaire et sa 
valeur énergétique en fonction du 
type génétique du veau croisé. Par 
exemple, il faut nourrir les veaux 
qui ont un pourcentage élevé de sang 
de races britanniques de façon à ce 
qu'ils n'atteignent pas un état 
d'engraissement excessif. En revan- 
che, il est possible que l'on doive 
servir aux veaux ayant une forte 
proportion de sang Simmental ou 
Chianina des régimes à haute teneur 
en énergie afin qu'ils puissent at- 
teindre un état d'engraissement suf- 
fisant aux poids du marché jugés 
optimaux. 



FEUILLE DE CALCUL 



13 



La feuille de calcul suivante permet 
d'estimer le prix qui pourrait être 
payé pour un veau d'engraissement de 
façon à couvrir tous les frais de 
production. La colonne de droite et 
les espaces en blanc sont réservés à 
vos propres calculs. Dans l'exemple 
fourni, nous avons supposé que la 
période d'engraissement était de 
252 jours et le poids du veau au 
départ, de 240 kg et son poids 
final, de 520 kg. Les gains quoti- 
diens observés au cours de la pério- 
de d'engraissement figurent au 
tableau 3; dans l'exemple donné, 
nous avons utilisé une valeur moyen- 
ne de 1,11 kg. Le rendement à l'a- 
battage s'établissait à 59,5, et la 
carcasse se classait dans la caté- 
gorie A2. Les investissements au 
poste des bâtiments et des installa- 
tions étaient de 110 $ par veau, et 
la durée utile de ces éléments était 
fixé à 20 ans et la valeur de récu- 
pération à 30 $. Les investisse- 
ments en machinerie étaient de 70 $ 
par veau, et la durée utile de celle- 
ci était estimée à 10 ans et sa 
valeur de récupération à 40 $. 

Au tableau 3? on peut obtenir les 
indices de consommation (aliments 
consommés/gain de poids) correspon- 
dant à différentes durées de la 
période d'engraissement et à diffé- 
rents types génétiques. On y 
trouve, par exemple, cet indice pour 
des périodes d'engraissement de 140, 
de 196 et de 252 jours. Ces indices 
représentent une moyenne pour toute 
la période. Pour effectuer vos pro- 
pres calculs, utiliser l'indice de 
consommation qui correspond à la 
période d'engraissement dont la 
durée se rapproche le plus de celle 
prévue pour vos animaux. Dans 
l'exemple présenté, nous avons 
utilisé un indice de consommation de 
7,56 à 252 jours. 



Nous avons calculé le coût des per- 
tes par mortalité et les frais d'in- 
térêt sur le capital d'exploitation 
en supposant que le prix d'achat 
d'un veau est de 600 $. Étant don- 
né, premièrement, que la feuille de 
calcul sert à établir le prix que 
l'on peut se permettre de payer pour 
un veau d'engraissement et, deuxiè- 
mement, qu'une partie des coûts de 
l'engraissement du veau sont consti- 
tués par des pertes causées par la 
mortalité et des frais d'intérêt, 
vous devez amorcer les calculs avec 
une valeur d'achat qui se rapproche 
du prix des veaux au seuil de renta- 
bilité. 

Dans le présent exemple, compte tenu 
des prix et des coûts supposés, 
640,86 $ est le montant maximum que 
l'on doit payer pour un veau de 
240 kg que l'on prévoit engraisser 
pendant 252 jours. Les principaux 
facteurs qui influent sur le prix du 
veau d'engraissement sont les recet- 
tes brutes provenant de la vente du 
sujet d'abattage, le gain quotidien, 
l'indice de consommation, le coût 
des aliments et les frais d'intérêt 
sur le capital d'exploitation. 



RECETTES TIRÉES DE LA VENTE DU SUJET 
D'ABATTAGE (A2) 
520,0 kg X 311,58 $/100 kg X 
un rendement à l'abattage de 59,5 % 

kg X $/100 kg X 

un rendement à l'abattage de % 

FRAIS D'EXPLOITATION 

Engraissement jusqu'à 252 jours 
(un gain de 280,0 kg X un I.C. de 
7,56 X 0,07 $/kg) 

Engraissement jusqu'à jours 

(un gain de kg X un I.C. de 

X $/kg) 

Litière 1,5 kg/j X 252 j X 0,025/kg 

Soins vétérinaires, médicaments, 

implants 

Réparation et entretien des bâtiments 

(2 % de 110 $) 

Réparation et entretien des machines 

(5 % de 70 S) 

Carburant, électricité, etc. 

Pertes par mortalité (2 % de la 
valeur moyenne) 

964,03 + 600 X 2 % 
2 
Transport par camion 
Commission et parcage 
SOMME PARTIELLE 

Frais d'intérêt sur le capital 

d'exploitation (12 % ) 

600 X 12 % X 252 + 217,22 X 12 % X 252 

365 2 365. 

TOTAL DES FRAIS D'EXPLOITATION 



$/TÊTE VOTRE ESTIMATION 



964,03 



148,18 

9,45 

10,25 

2,20 

3,50 
5,00 



15,64 

11,00 

12,00 

217,22 



58,71 



275,93 



FRAIS FIXES 



Amortissement - bâtiments ( 110-30) /20 
Amortissement - machinerie (70-40)/10 
Intérêt sur les investissements (8 %) 
110 + 30 + 70 + 40 X 8 % 

2 2 

TOTAL DES FRAIS D'EXPLOITATION ET DES 
FRAIS FIXES 

COÛTS DE LA MAIN-D' OEUVRE 

0,015 h/j X 8 $/h X 252 j 
TOTAL DES FRAIS D'EXPLOITATION, DES FRAIS 
FIXES ET DU COÛT DE LA MAIN-D 'OEUVRE 



4,00 
3,00 



10,00 
292,93 



30,24 



323,17 
RECETTES MOINS LE TOTAL DES COÛTS (964,03 - 323,17) 640,86 



PRIX D'ACHAT D'UN VEAU DE 240 KG AU SEUIL 
DE RENTABILITÉ 
(640,86 : 240) 



2,67 



TABLE DE CONVERSION 



Système métrique 
Facteur de conversion 
Système impérial 

kilogramme (kg) 

2,20 livre (lb) 

$/100 kg 0,454 

$/100 livres ($/100 lb)